Dans une économie libre, le client a un pouvoir immense : celui de choisir.

 

Choisir à qui il donne son argent.


Choisir quelles entreprises il soutient.


Choisir quel modèle économique il veut encourager.

Et ce choix doit être respecté.

Si un client préfère travailler avec une entreprise qui engage localement, qui fait vivre des résidents, qui paie des salaires ici et qui participe réellement à l’économie suisse, il en a parfaitement le droit.

Ce n’est pas un scandale.
Ce n’est pas une discrimination.
C’est un choix de consommation.

Aujourd’hui, beaucoup de personnes vivant en Suisse se retrouvent dans une situation précaire : chômage, petits boulots, aide sociale, difficultés à payer le loyer, les assurances et les factures.

Et pendant ce temps, certains employeurs continuent d’engager systématiquement des frontaliers pour des postes simples que des chômeurs suisses ou résidents pourraient parfaitement occuper.

On ne parle pas ici de métiers rares ou hautement spécialisés.
On parle de vente, nettoyage, restauration, manutention, livraison, aide en cuisine, petits postes administratifs.

Des emplois accessibles.
Des emplois que des personnes vivant ici pourraient faire.

Alors la question est simple :

Pourquoi un client n’aurait-il pas le droit de préférer une entreprise qui donne d’abord sa chance aux résidents ?

Le client n’est pas obligé de soutenir un système qui met les habitants d’ici de côté.
Il n’est pas obligé de fermer les yeux sur le copinage, les réseaux de recrutement, ou les DRH qui embauchent toujours les mêmes profils venus de l’autre côté de la frontière.

Le client peut choisir.

Il peut choisir une entreprise qui forme localement.
Une entreprise qui engage des résidents.


Une entreprise qui participe à l’économie du pays où elle travaille.

Car il faut aussi le dire clairement : un frontalier travaille en Suisse, mais vit et consomme principalement ailleurs. Une grande partie de son salaire repart de l’autre côté de la frontière : logement, courses, restaurants, services, vie quotidienne.

Pendant ce temps, la Suisse supporte les coûts : infrastructures, pression sur le marché du travail, assurances sociales, chômage, précarité locale.

Alors si demain l’Union européenne veut que la Suisse paie davantage le chômage des frontaliers, il devient encore plus légitime de poser la question :

pourquoi continuer à engager des frontaliers pour des postes que des résidents pourraient parfaitement occuper ?

Ce n’est pas une attaque contre les frontaliers qualifiés ou indispensables.
C’est une question de priorité.

Un pays ne peut pas laisser ses propres habitants dans la précarité tout en allant chercher ailleurs de la main-d’œuvre pour des emplois accessibles.

Et le client, lui, a le droit de dire :

je préfère travailler avec une entreprise qui engage ici.
je préfère soutenir l’emploi local.
je préfère que mon argent fasse vivre des personnes qui vivent ici.

C’est son choix.
C’est son droit.
Et personne ne devrait le culpabiliser pour ça.

Acheter, consommer, mandater une entreprise : ce n’est jamais neutre.
Chaque franc dépensé soutient un modèle.

Soit on soutient un système qui privilégie l’embauche frontalière automatique.
Soit on soutient des entreprises qui donnent d’abord leur chance aux personnes vivant ici.

Le client est roi.
Et s’il veut choisir l’emploi local, il doit pouvoir le faire librement.

L’emploi local d’abord.
Les résidents d’abord.
Le choix du client d’abord.